Jardins partagés et partage de jardin !

Le jardinage a le vent en poupe : depuis une dizaine d’années, le nombre de jardins potagers a considérablement augmenté et les jardins partagés fleurissent un peu partout. Pour ceux qui ne possèdent pas de terrain, de nombreuses solutions existent. Du renouveau des jardins ouvriers jusqu’aux « grainothèques » partagées, petit tour des solutions pour jardiner malin et solidaire !

Jardins partagés, jardins ouvriers ?

Communautaires, collectifs, associatifs, les jardins partagés portent plusieurs noms … Ils puisent leur inspiration dans les « communaux », ces terres gérées collectivement par les paysans au moyen-âge. À la fin du XIXe siècle, des terres sont mises à disposition des travailleurs d’usine pour améliorer leur quotidien. Le nombre de jardins ouvriers connaîtra un pic à la fin de la seconde guerre mondiale avec 250 000 parcelles !

Les ancêtres de nos jardins partagés : cabanes et parcelles de potagers sur une carte postale en noir et blanc. Au fond, immeubles et maisons d'époque.
Jardins ouvriers en Seine-Saint-Denis au début du XXe siècle

Délaissés dans les années 70, les jardins collectifs font leur retour en force ces dernières années. À Donges, près de Saint-Nazaire, l’association  » Les Petits Marais » fait vivre 32 parcelles. Mises à disposition par la commune, les parcelles sont privatives mais des travaux se font collectivement : labour, prêt de matériel, achat groupé de fumier …

Vue des jardins partagés de Donges : panneaux solaires photovoltaïques au sol, série de cabanes en bois avec récupérateur d'eau et parcelles individuelles, le tout enclos d'une clôture
Pompe à eau solaire, récupérateurs d’eau sur les cabanes, composteurs et toilettes sèches, Les Petits Marais visent l’excellence environnementale !

Jardins partagés : aussi en pied d’immeuble!

À Herbignac, au pied d’immeubles gérés par Espace Domicile, des parterres à destination des habitants ont été crées. Auparavant simples pelouses peu utilisées, ces espaces potagers sont devenus des lieux de rencontres et d’échanges. Les déchets de cuisine des habitants rejoignent les composteurs, mis en place par la communauté d’agglomération, qui fourniront un engrais naturel aux jardins.

Jardins partagés d'Herbignac (Ranrouët). Vue des parterres, banc devant les parterres.
Les parterres, à différentes périodes de l’année. Des bancs ont nouvellement été installés pour favoriser la rencontre et l’échange.

À Saint-Nazaire, depuis 2009, l’association ÉlémenTerre met en relation des personnes qui ont un jardin et des personnes cherchant une parcelle pour cultiver des légumes. L’objectif est autant de lancer des potagers que de créer des rencontres et du lien social. L’association anime également un jardin pédagogique où les débutants peuvent s’expérimenter au jardinage écologique.

Lien ÉlémenTerre c’est la mise en relation de propriétaires et de jardiniers … mais pas que ! Rencontres, visites, ateliers cuisine sont aussi au programme !

Décidément, ça bouge en local !

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Dans les médiathèques de Saint-Nazaire et de Montoir-de-Bretagne, des grainothèques ont été installées. Vous pouvez venir déposer ou prendre gratuitement des semences de fleurs, de légumes ou de fruits. Les sachets fournis permettent d’indiquer dates et techniques de cultures au jardinier qui viendra se servir.

Cultivés de manière naturelle, les jardins collectifs contribuent à l’éducation à l’environnement, dans une démarche d’éducation populaire. Au-delà de fournir une nourriture saine et locale, les expériences de jardins partagés, de prêt de terrain, de grainothèques en libre service, favorisent la rencontre, l’échange et l’entraide. Cultures respectant l’environnement, légumes et fruits locaux abordables, espaces de solidarité et de partage de savoirs, ces jardins dessinent-ils le monde durable de demain ?