Vers un tourisme écologique ?

L’heure des vacances approchent pour nombre d’entre nous et les enjeux environnementaux questionnent notre manière de voyager. Le tourisme mondial représente 8 % des émissions de gaz à effet de serre … il émettait 15 % de moins il n’y a que 5 ans. Le développement du tourisme de masse impacte aussi des écosystèmes fragiles (littoraux, mangroves …). Pourtant, des pistes pour un tourisme écologique existent !

Le but c’est le chemin

À la une des médias en ce moment, les voyages en avion sont décriés : un déplacement en avion émet en moyenne 25 fois plus de CO2 que le train.

Vue en contre-plongée de deux ponts ferroviaires en pierre, dans un paysage de montagne. Le train est un des moyens de transport à privilégier pour le tourisme écologique.
Le trajet peut aussi faire partie intégrante des vacances : la France possède des lignes ferroviaires incroyables.
Voie cyclable dans une ancienne rue taillée dans la roche. Le vélo participe du tourisme écologique
Passage troglodyte sur le parcours de la Loire à Vélo, à Dampierre dans le Maine-et-Loire

Le tourisme écologique peut démarrer très près de chez soi : la Loire à Vélo offre l’occasion de redécouvrir l’un des grands fleuves sauvages d’Europe, de manière vertueuse !

Autre itinéraire vélo à portée de roue … le Canal de Nantes à Brest. Il est possible de bivouaquer sur les bords du canal, qui est du domaine public.


Vue d'une chapelle le long du canal de Nantes à Brest
Un des passages les plus beaux du canal : à proximité de Mellionec, dans les Côtes-d’Armor. Avantage des canaux pour
les cyclistes débutants : c’est plat !

De nombreux gîtes et campings permettent d’offrir un peu de (ré)confort lorsque l’on s’arrête de rouler. Le tout à des tarifs très raisonnables.

Des labels …

De nombreux labels existent et proposent des vacances responsables. Il reste difficile de s’y repérer … trois sont fiables : l’écolabel européen, la clef verte et Green Globe … Le réseau Accueil Paysan permet de profiter de vacances à la ferme, d’activités pédagogiques, de bon repas …

Des touristes découvrent un troupeau de moutons en moyenne montagne. Le réseau Accueil Paysan s'inscrit dans un mouvement de tourisme écologique
Le réseau Accueil Paysan permet de se reconnecter à la nature et de découvrir le quotidien de ceux qui nous nourrissent

Et au quotidien …

Lorsqu’on part en vacances, on pense crème solaire, maillot de bain … on peut ajouter à sa liste une gourde, pour éviter les bouteilles plastiques. On peut également prévoir d’emporter quelques boites en verre pour conserver les aliments et éviter le gaspillage lors des pique-niques par exemple. Votre route des vacances sera nécessairement ponctuée de magasins de producteurs : une bonne occasion de faire vivre l’économie locale, de limiter les déplacements de marchandises … et de marier tourisme écologique et découverte de la gastronomie locale !

Un méandre de la Sioule, entouré de forêt, château surplombant la rivière.
Choisir des destinations proches permet de découvrir des sites magnifiques, loin du tourisme de masse. Ici la vallée de la Sioule, dans l’Allier

Coopératives citoyennes d’énergie : acteurs de la transition

Depuis une quinzaine d’année, de nombreuses coopératives citoyennes d’énergie émergent. L’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, en mettant fin au monopôle d’EDF, a permis l’apparition d’acteurs privés mais également de structures contrôlées par la société civile. De formes juridiques diverses, décentralisées et démocratiques, les coopératives d’énergie s’invitent dans le paysage concurrentiel.

Fonctionnement démocratique et investissement citoyen

Les premières coopératives citoyennes d’énergie sont apparues il y a une quinzaine d’années. La volonté de ces collectifs étaient de participer à la transition énergétique en installant des moyens de production d’énergie renouvelable. La collecte d’épargne issus des particulier, souvent complétés de prêts bancaires, permet de financer ces projets. Les statuts juridiques des coopératives citoyennes d’énergie sont nombreux : Société par Actions Simplifiées, Société Coopératives d’Intérêt Collective .. Leur dénominateur commun réside dans l’implication citoyenne tout au long du projet. Au-delà de l’investissement financier, les coopérateurs participent aux décisions, co-gèrent les structures … et reprennent en main leur énergie !

Distributeur d’énergie verte

ENERCOOP est un pionnier dans la distribution d’énergie renouvelable. Coopérative citoyenne, ENERCOOP distribue de l’énergie d’origine renouvelable depuis plus de 10 ans. La coopérative ne vend pas plus d’énergie qu’elle n’en achète d’origine renouvelable. Les contrats sont passés en direct avec les producteurs, sans passer par le marché des « certificats verts », dont le fonctionnement est régulièrement dénoncé par les ONG. En 2010, ENERCOOP participe au lancement d’Énergie Partagée, structure qui soutient et finance les coopératives citoyennes d’énergies.

Solaire et éolien citoyen près de chez vous !

Localement, le parc de Beganne, dans le Morbihan, a été inaugurée en 2014. Quatre éoliennes de 2 MegaWatt chacune produise la consommation électrique de 6000 foyers … 1000 habitants ont contribué au financement, pour un budget total de 12 millions d’euros … Premier parc citoyen éolien de France, il fera des émules à quelques kilomètres avec deux nouveaux parcs éoliens coopératifs en Loire-Atlantique : les sites de Sévérac-Guenrouët et d’Avessac sont mis en service en 2016.

groupe d'habitants investis dans une des coopératives citoyennes d'énergie, posant devant leur éolienne en arrière plan
Citoyens devant « leurs » éoliennes, ici à Avessac

Sur la presqu’île guérandaise, l’association Cap Soleil, promeut l’énergie photovoltaïque coopérative. Début 2019, la première centrale de production solaire, financée par des citoyens, a été installée sur les toits des « P’tits Ensemble(s)« , dans l’écoquartier de la Maison Neuve de Guérande.

Autre exemple parmi les coopératives citoyennes d'énergie : la centrale photovoltaïque des P'tits Ensemble(s) à Guérande (département 44)
Les habitants des P’tits Ensemble(s) ont prêté leurs toits pour l’installation de la centrale photovoltaïque coopérative

Que ce soit dans le domaine de la distribution ou de la production, les projets coopératifs autour des énergies renouvelables se développent et se structurent : plus de 200 projets sont à l’étude en France pour installer des parcs éoliens ou des centrales solaires à l’initiative de collectifs citoyens. D’un point de vue technique et financier, des structures régionales accompagnent les porteurs de projets. Co-watt, par exemple, en Pays de la Loire, accompagne techniquement les associations locales dans leur projet d’installation photovoltaïque. Co-Watt a ainsi soutenu le projet guérandais initié par Cap Soleil. Les coopératives citoyennes d’énergie permettent de collecter de l’épargne, d’ancrer les projets sur nos territoires et de les contrôler de manière démocratiques. Très généralement accompagnés de programme d’économie d’énergie, via des actions de sensibilisation notamment, ces nombreuses initiatives permettent à chacun d’investir, et de s’investir, dans la préservation de notre climat.

Trame verte et bleue, source de biodiversité

La perte de biodiversité occupe depuis quelque temps une place médiatique importante. La trame verte et bleue constitue un levier d’action important pour préserver et restaurer une biodiversité largement érodée.

Définition, cadre juridique

La trame verte et bleue est constituée de corridors écologiques (appelés aussi continuités écologiques) qui, ensemble, doivent former un maillage sur le territoire national. La trame verte correspond aux milieux naturels terrestres : forêts, prairies naturelles, haies, bosquets … Fleuves, rivières, marais, mares, estuaires forment la trame bleue. L’urbanisation (routes, voies ferrées …) et le remembrement ont affecté la continuité de ces trames en impactant profondément la biodiversité : les espèces ne peuvent plus circuler, rejoindre leur aire de reproduction, n’ont plus suffisamment d’espace vital.

Vues aériennes d'un paysage bocager et d'un paysage où les haies ont été arrachées. La trame verte et bleue est rompue dans ce dernier cas.
Exemple d’un paysage avant et après remembrement. L’arrachage des haies fait doublement chuter la population de microfaune et de macrofaune : leur habitat disparaît en grande partie et, faute d’espace abrité, elles ne peuvent plus circuler d’un milieu naturel résiduel à l’autre

Les corridors écologiques peuvent être créés ou reconstitués en milieu urbanisé. À Guérande, l’écoquartier de la Maisonn L’objectif de cette trame verte et bleue est de constituer un réseau dense d’espaces naturels dans lequel les espèces pourront se déplacer, se reproduire, se reposer. Politique publique mise en place suite au Grenelle de l’environnement, la trame verte et bleue est obligatoirement prise en compte dans les projets d’aménagement. D’aucuns pointent le fait que les grands projets d’aménagement contournent l’obligation de continuité écologique puisque relevant d’autres règles juridiques : utilité publique, études d’impacts ciblées sur le projet mais n’incluant pas une vision plus globale …

Vue aérienne d'un passage à gibier recouvert de végétation, vue d'un petit passage souterrain pour les petits animaux. L'un comme l'autre participe de la trame verte et bleue
Exemples de passages à animaux : de l’impressionnant passage à gibier au-dessus d’une autoroute au simple passage à amphibiens … moins clinquant, ce dernier assure dans certains cas une baisse de 90 % de la mortalité chez crapauds et autres tritons !

Les milieux « frontières », riche en biodiversité

Haies, lisières de forêts, bords de mer sont des milieux riches en biodiversité. Ils abritent en effet des espèces propres à chaque milieu adjacent (forêt et prairie dans le cas d’une haie par exemple), mais également des espèces spécifiques …

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La chouette hulotte (à droite) est nettement plus grande que la chouette chevêche (à gauche)

Un bocage constitué de haies « serrées » conviendra à la chouette hulotte, espèce plutôt forestière. La chouette chevêche appréciera des haies ouvertes sur de grandes parcelles … quand la chouette hulotte désertera ces espaces trop ouverts. Ces espaces-tampons jouent un rôle majeur dans le maintien de la biodiversité tant par leur richesse écologique intrinsèque que par leur rôle de corridor environnemental.

Schéma d'une trame verte et bleue : bois, haies, cours d'eau, mares sont connectés entres eux.
Exemple de trame verte et bleue : haies, cours d’eau, bosquets entre des massifs forestiers

Écoquartier de Guérande, un exemple urbain

Vue de la trame verte et bleue de l'écoquartier de Guérande en Loire-Atlantique, département 44
Les espaces verts de l’écoquartier sont liés aux champs et haies existants (en haut) et aux espaces verts existants (en bas) pour assurer une continuité écologique en milieu urbain

Les corridors écologiques peuvent être créés ou reconstitués en milieu urbanisé. À Guérande, l’écoquartier de la Maison Neuve intègre des corridors écologiques, connectés à la campagne environnante. De larges espaces verts ont été ouverts dans ce nouveau quartier, intégrant prairies et haies champêtres. Les bassins d’orage, linéaires, ont été raccordés aux ruisseaux et points d’eau existants pour former une trame bleue cohérente.

Vue de bassins d'orage, linéaires, remplis de végétation (roseaux, genêts ...). Commune de Guérande. Loire-Atlantique, département 44
Les bassins d’orage sont linéaires, ils courent à travers l’écoquartier. Ils constituent des habitats et zones de passage pour les amphibiens.

La trame verte et bleue s’impose comme un élément clefs de la reconquête de la biodiversité. Les aménagements et plantations que l’on peut faire chez soi (jardin ou balcon) permettent à chacun de contribuer à son échelle au retour de la biodiversité, y compris en zone urbaine … et de profiter du chant des grenouilles dans son quartier ou de la visite à la nuit tombante d’un hérisson !

Habitat participatif à Guérande

En 2013, l’association guérandaise An Ti Nevez démarre un travail sur l’habitat en Presqu’île. Partant du constat que certaines familles peinent à se loger, du fait du prix des terrains et de la spéculation immobilière, l’association lance des conférences, des forums pour imaginer d’autres manières d’habiter. L’idée d’un habitat participatif émerge progressivement, idée confortée par la mairie qui réserve un terrain pour ce projet, sur le futur écoquartier de la Maison Neuve.

Partage d’espaces, de matériel … et de services !

Un des objectifs de ce projet d’habitat participatif est de mutualiser des espaces. Si chacune des 9 familles du projet possède son appartement privatif, le groupe dispose d’une salle commune qui permet de se retrouver pour des moments festifs, des ateliers, des réunions. Munie de sa propre cuisine et salle de bain, la salle commune peut recevoir des invités. Buanderie, celliers, atelier, garage à vélo, grenier, jardin sont également partagés. Outils et matériel de jardin sont mis en commun. Cette mutualisation permet des économies lors des achats, lors du renouvellement de matériel … et de limiter l’impact écologique de la production de biens de consommation individuels. L’habitat participatif permet également d’échanger de nombreux services : prêt d’un véhicule, nourrir les animaux lorsqu’on s’absente, aller chercher un enfant à l’école …

Énergétiquement exemplaire

Les bâtiments ont été construits de manière compacte. Cela permet d’économiser l’énergie (moins de surfaces de déperdition de chaleur) mais également de limiter la surface au sol et de préserver les terres agricoles. L’architecture est bioclimatique : larges baies vitrées au sud, petites ouvertures au nord. Conjuguée à une parfaite étanchéité à l’air, cela rend les bâtiments passifs.

Habitat participatif, Guérande (département 44) : bâtiment bois, large baies vitrées donnant sur des coursives, volets bleus et verts
« Les P’tits Ensembles », vue côté sud : les façades sont largement ouvertes par des baies vitrées pour maximiser les apports solaires

Le chauffage de chaque bâtiment, eau chaude comprise est assurée par une petite chaudière gaz. La facture de gaz s’élève à quelques dizaines d’euros par an pour chaque logement. 60 % de l’eau chaude sanitaire est produite par des panneaux solaires. Le restant des toits est dédié à une centrale photovoltaïque coopérative, qui injecte l’électricité produite dans le réseau. A l’année, les bâtiments produiront plus d’énergie qu’ils n’en consommeront.

Premier habitat participatif de la Loire-Atlantique (44) à recevoir une centrale solaire coopérative : vue d'une des toitures des P'tits Ensemble(s)
Vue d’une partie de la centrale photovoltaïque, sur l’un des bâtiments. Au premier plan, en haut du toit, les panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude

Éco-construction

Un maximum de matériaux écologiques ont été employés pour la construction. L’ossature, les terrasses et et le bardage sont en pin douglas, naturellement imputrescible. Une laine de bois assure l’isolation des murs, de la ouate de cellulose celle des combles.

Murs en terre pris dans une ossature bois type "colombage", enduit ocre clair.
Mur en terre d’un cellier, enduit à la chaux

Les murs des celliers sont en terre banchée, assurant une inertie thermique favorable à la préservation des denrées alimentaires. Côté finitions, peinture écologique et huile 100 % naturelle pour les parquets ont été retenues. Des enduits décoratifs en terre ont été réalisés par les habitants, dans leurs appartements et dans la salle commune. La terre des murs banchés et des enduits a peu voyagé : elle provient du terrain !

Si la première partie de l’aventure collective s’achève avec la construction, elle démarre pour ce qui est de la vie en commun. Des centaines et des centaines d’heures de réunion ont été nécessaires au montage et au suivi de ce projet d’habitat participatif, avec des hauts et parfois des bas. Pour surmonter les difficultés, assurer une cohésion du groupe, laisser la place à chacun dans les débats, les membres du collectif se sont formés : sociocratie, communication non-violente … Le résultat est à la hauteur de l’investissement de chacun. Le prix, 2500 €/m², a été largement maîtrisé : un bâtiment « conventionnel » coûte sur Guérande entre 3500 € et 3900 €/m². Preuve qu’en combinant intelligence collective et ténacité, il est possible de construire des bâtiments écologiques, très performants énergétiquement et économiques.

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