Bien-être animal et écopâturage

L’écôpaturage a le vent en poupe, de nombreux projets émergent et de multiples sociétés se créent. Travailler avec des êtres vivants implique cependant une responsabilité pour assurer le bien-être animal. L’activité ne peut s’improviser et ne tolère pas d’approximation : non, les moutons ne sont pas de simples tondeuses ! Ils nécessitent soin et attention … Chez les Pâturages du Littoral on prend cela très au sérieux et on le prouve en image !

La tonte

Brebis d'Ouessant vu de côté, tête et pattes noires, corps tirant vers le blanc. Tondue depuis 3 mois, tonte source de bien-être animal
La tonte permet aussi d’apprécier les belles robes des Ouessant, lors de la repousse de la laine, surtout quand elle est colorés comme ici !

Pour certains, la tonte des moutons serait maltraitante et effectuée pour le seul bénéfice des humains, pour en récolter la laine. Rappelons tout d’abord que cette dernière, en France, est rarement ou très mal valorisée … aussi les éleveurs paient la tonte, mais ne récupèrent rien, ou très peu, sur la vente ! La tonte se pratique avant tout pour le bien-être animal. L’on pense naturellement à la chaleur de l’été avec une grosse toison ! Si effectivement la tonte de printemps sert à rafraîchir les moutons, l’on tond aussi pour la pluie … En effet, la laine mouillée est lourde. En cas d’absence de tonte sur plusieurs années, la laine s’accumule et son poids va provoquer des troubles musculo-squelettiques. De même, la tonte débarrasse le mouton de nombreux parasites et lui permet de repartir avec une laine propre ! Un mouton maltraité n’est donc pas un animal tondu mais un mouton avec de gros amas de laine sale !

Compléments alimentaires et soins : vital pour le bien-être animal !

Pierre à sel installée dans un de nos abris. Les animaux viennent se servir, en le léchant, en self-service : ils régulent eux-même leurs besoins

Aux Pâturages du Littoral, nous faisons le choix de fournir des compléments alimentaires à nos moutons. L’herbe et le foin étant dépourvus de sel, les moutons, comme tous les ruminants, risquent d’être carencés si on ne leur en apporte pas. Nous fournissons aussi aux moutons de l’argile bentonite, qui améliore l’équilibre digestif et augmente les défenses immunitaires. Au vermifuge chimique et systématique, nous préférons une rotation des parcelles et éviter le surpâturage. Et bien sûr, nous assurons les soins nécessaires à la bonne santé des animaux (taille des onglons, soin des yeux …).

L’eau

On entend encore trop souvent que le mouton d’Ouessant, de race rustique, ne boit pas, se contentant de l’eau présent dans l’herbe ou de la rosée … Mettons les choses au clair : le Ouessant a besoin d’un point d’eau en permanence !

Exemple de systèmes d'abreuvement assurant le bien-être animal : un abreuvoir automatique installé sur un mur, une cuve de 1000 litres noir et grillagée, une mare naturelle dans une prairie
Exemples de systèmes que nous installons sur nos parcs : à gauche, un abreuvoir automatique. Au centre, cuve d’eau anti-UV pour éviter le développement d’algues et de mousses dans l’eau. Une mare naturelle fait aussi très bien l’affaire !

Les abris, source de bien-être animal

L'abri traditionnel en pierres sèches d'Ouessant n'est pas ce qui se fait de mieux en matière de bien-être animal : il manque un toit !
Les « Gwaskedou », murets en forme d’étoile, sont les abris traditionnels sur l’île d’Ouessant. Leur forme permet aux moutons de s’abriter quelle que soit la direction du vent.

Historiquement, sur l’île d’Ouessant, les moutons ne disposaient que de murets pour se protéger du vent et de la pluie. Nombre d’éleveurs amateurs ou professionnels en déduisent qu’ils n’ont pas besoin d’abris. Pourtant, lorsqu’on leur met à disposition un endroit où se protéger, les moutons s’y installent volontiers !

Différents types d'abri de la société Les Pâturages du Littoral : petit ou grand abri, toiture bac acier, bardage bois. On ne lésine pas sur le bien-être animal !
Dans chaque parc, nous installons un abri, dimensionné en fonction de la taille de la parcelle, et donc du nombre de moutons nécessaires à l’entretien de la prairie

Par ces quelques exemples et conseils, nous avons souhaité partager avec vous notre passion des moutons, notre plaisir de voir évoluer nos animaux dans les meilleures conditions possibles … et vous donner envie d’en adopter ?

Espaces verts écologiques en entreprise

Souvent composés de pelouses régulièrement tondues, de quelques massifs d’ornement et de haies monospécifiques, les extérieurs des entreprises peuvent se transformer en véritable réservoir de biodiversité. D’idées simples à mettre en œuvre à des projets plus ambitieux, petit tour des solutions pour rendre les espaces verts écologiques en entreprise …

Des actions simples et peu coûteuses …

Une des étapes clefs d’un projet d’espaces verts écologiques en entreprise réside dans la mise en place d’un plan de gestion différenciée. Il s’agit simplement de distinguer des zones régulièrement entretenues, de zones qui seront laissées plus « sauvages ». L’entrée de la société, espace « d’apparat », pourra ainsi continuer à être tondue. Les secteurs moins visibles ne seront broyés qu’une fois ou deux par an, permettant aux insectes d’y trouver refuge et de s’y reproduire.

Les prairies fleuries constituent un excellent moyen de transformer ces espaces verts écologiques en entreprise
Deux exemples de prairie fleurie : à gauche, en bande le long de parkings, à droite à la place d’une pelouse. Très intéressante pour la biodiversité, notamment pour les pollinisateurs, sa mise en place doit être soignée et devra être renouvelée au bout de quelques années.

Simple et peu onéreuse, la mise en place d’un composteur permettra le recyclage de toutes les matières organiques produites dans l’entreprise : marc de café, restes de repas … Il fournira un engrais naturel aux massifs ou aux haies et contribuera à diminuer les volumes de déchets à traiter.

Espaces verts écologiques en entreprise : le passage à hérisson
Les hérissons peuvent se coincer en essayant de franchir les clôtures. A droite, un passage à hérisson esthétique et pédagogique … mais un simple trou dans le grillage fonctionne aussi !

Autre action simple et peu coûteuse : des passages à hérissons peuvent être créés. La mise en place de plantes couvre-sol, type lierre terrestre, remplacera avantageusement les bâches plastiques sous les haies et limitera le désherbage.

Exemple de haie bocagère en entreprise. Moins contraignante en terme d’entretien, ces haies aux essences variées favorisent la biodiversité, contrairement aux haies monospécifiques (thuyas, cyprès …).

Gestion écologique des espaces verts en entreprise : pour aller plus loin …

Certaines entreprises vont plus loin en terme d’aménagement paysager écologique.

Les toitures végétalisées peuvent recevoir des ruches et contribuer à préserver les abeilles

Les toits plats des entreprises peuvent se transformer en toiture végétalisée. Ces toitures permettent la filtration par les plantes des poussières présentes en milieu urbain. En stockant l’eau, elles limitent les risques d’inondation. Elles régulent également les îlots de chaleur dans les espaces urbains, très majoritairement minéraux. Enfin, elles assurent un bon confort thermique dans les bâtiments, notamment l’été et évitent le recours à la climatisation.

La société Pocheco, dans le Nord, après avoir végétalisée l’ensemble de ses toitures, a choisi de végétaliser les parois de la cuve à eau anti-incendie

Initiative encore peu courante, les entreprises peuvent devenir refuge LPO, y compris des sites que l’on penserait peu propices comme les sites industriels. Gemdoubs, entreprise de papeterie en Bourgogne-Franche-Comté, a ainsi opté pour un retraitement de ses eaux usées par lagunage. La gestion écologique de ces bassins en fait un écosystème propice aux oiseaux. En fort développement, l’écopâturage fait bien sûr partie des initiatives que nombre d’entreprises ont choisi de mettre en place. Sans bruit, sans consommation d’énergie, ce mode de gestion des espaces verts participe d’une politique environnementale cohérente. La norme ISO 14001 récompense les entreprises qui investissent dans la gestion des déchets, la maîtrise de l’énergie ou la protection de la biodiversité.

L’assainissement écologique

La qualité de l’eau en France est souvent décriée. Si la présence de pesticides y est de plus en plus importante, on oublie que sa qualité bactériologique s’est grandement améliorée depuis une cinquantaine d’années. La disparition des pathogènes s’est faite grâce à une politique volontariste de traitement des eaux usées. Assainissement non collectif et station d’épuration (STEP) ont permis cette amélioration de la qualité de l’eau. Lorsqu’on évoque ces équipements, on pense généralement fosse sceptique et grands bassins de béton … Mais le traitement de nos eaux usées peut aussi être assuré par des systèmes d’assainissement écologique …

Lire la suite…

Vers un tourisme écologique ?

L’heure des vacances approchent pour nombre d’entre nous et les enjeux environnementaux questionnent notre manière de voyager. Le tourisme mondial représente 8 % des émissions de gaz à effet de serre … il émettait 15 % de moins il n’y a que 5 ans. Le développement du tourisme de masse impacte aussi des écosystèmes fragiles (littoraux, mangroves …). Pourtant, des pistes pour un tourisme écologique existent !

Lire la suite…

Coopératives citoyennes d’énergie : acteurs de la transition

Depuis une quinzaine d’année, de nombreuses coopératives citoyennes d’énergie émergent. L’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, en mettant fin au monopôle d’EDF, a permis l’apparition d’acteurs privés mais également de structures contrôlées par la société civile. De formes juridiques diverses, décentralisées et démocratiques, les coopératives d’énergie s’invitent dans le paysage concurrentiel.

Lire la suite…

Suivre le troupeau, une preuve d’intelligence ?

Le mouton est souvent considéré comme peu intelligent. Les expressions qui l’évoquent sont rarement flatteuses : se comporter comme un mouton, c’est être celui qui suit bêtement le troupeau, les comportements des autres, qui n’a pas de personnalité. Le « mouton noir » n’est pas particulièrement gratifiant … sans parler de la « brebis galeuse », qui contamine ses voisins. Le caractère placide du mouton est même connoté péjorativement au travers de l’expression « Doux comme un agneau », sous-entendu : il va se faire tondre !

Lire la suite…

Médico-social et animaux : un bénéfice à gérer

Présence ponctuelle d’un animal en institution

Jeune handicapée en situation de handicap mental faisant du cheval sans les mains, la longe du cheval est tenue par une encadrante
L’équitation permet de travailler sans contrainte l’équilibre, la posture, le tonus du corps

Les établissements accueillant des personnes handicapées organisent pour la plupart des activités en lien avec les animaux : visite en ferme pédagogique, promenade des chiens en refuge, équitation, etc.

Les professionnels du secteur sanitaire et médico-social s’accordent sur le bienfait de la relation à l’animal pour les bénéficiaires des structures, que ce soit au niveau éducatif, socialisant ou thérapeutique.

Lire la suite…

Habitat participatif à Guérande

En 2013, l’association guérandaise An Ti Nevez démarre un travail sur l’habitat en Presqu’île. Partant du constat que certaines familles peinent à se loger, du fait du prix des terrains et de la spéculation immobilière, l’association lance des conférences, des forums pour imaginer d’autres manières d’habiter. L’idée d’un habitat participatif émerge progressivement, idée confortée par la mairie qui réserve un terrain pour ce projet, sur le futur écoquartier de la Maison Neuve.

Lire la suite…